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WE ski de rando 15/16/17 AVRIL 2017
Lieu :    Vignemale , Hautes Pyrénées


Organisateur :    Nicolas BOSC / Christian SEVERAC
Participants :    8 participants :
Hélène Cance
Christian Severac
Stéphane le Bihan
Hélian Soulier    Thibaud Chabert
Julien Liron
Cedric Delpuech
Nicolas  Bosc

 

Ce WE de pâques s’annonçait bien au niveau météo, même si le samedi devait être couvert. Le programme  sur 3 jours  était de rejoindre le refuge de Bayssellance (2651m, le plus haut des Pyrénées)  depuis le pont d’Espagne  (au dessus de Cauterets), avec comme objectifs : le Vignemale, le petit Vignemale et un retour par le vallon de Labas et le col d’Arraillé.

Après quelques hésitations

nous avons décidé de partir à six de l’Aveyron dans le fourgon de Cédric.  Autant dire qu’il était bondé … mais c’était très sympa. Une fois de plus,  nous avons profité de l’hospitalité de Christian et Hélène qui étaient déjà sur place. Une petite négociation sur l’heure de réveil a eu lieu autour d’une tisane : au final se sera 5H30. Les sacs à dos étaient tous prêts et bondés (3 jours de nourriture, les réchauds, les duvets, les matelas, le matériel de sécu, et un chausse pied de 50 cm de long pour Christian : accessoire indispensable !!). Je souhaitais partir tôt à cause de la météo qui devait se dégrader en début d’après midi, et parce qu’il n’y a que 18 places au refuge de Bayssellance, non gardé en hiver. (1er arrivé, 1er servi)

J1 : C’est dans le brouillard et le crachin que nous sommes partis de  lourdes. Idem à Cauterets, je commence à avoir des doutes sur la météo… Arrivés au pont d’Espagne (1460m), la barrière de péage est grande ouverte (parking gratuit en perspective ?) et le crachin cesse.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 On y va, skis sur le sac, en espérant une éclaircie qui se confirme au fur et à mesure que nous nous approchons du lac de Gaube.  Nous chaussons les skis vers 1750m, avec en fond d’écran : la face Nord du Vignemale et le couloir de Gaube toujours aussi impressionnants.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les problèmes de peaux commencent pour Hélène, Julien et Thibaut. Le scotch et les sangles sont de sortie… et ils le resteront pour le reste du WE.

 Nous arrivons  au refuge des Oulettes de Gaube avec un grand soleil. La couche nuageuse nous suivra toute la journée en restant 200m plus bas que nous.  Nous grignotons avant d’attaquer la pente plus raide qui mène à la Hourquette d’Ossoue (2734m). Tout le monde à soufrer dans cette montée avec nos gros lourds sur le dos et le soleil qui cogne. Nous mettons les couteaux pour assurer la traversée et la sortie au col de la Hourquette d’Ossoue (2734m). Hélian sort du sac des tyraps pour fixer ses couteaux (le bricolage continue, mais ça fonctionne). Nous avons déjà 1300m positifs dans les jambes.

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout le monde est d’accord pour rejoindre le refuge de Bayssellance 100m plus bas, plutôt que d’enchainer le petit Vignemale. D’autre part, la mer de nuage nous rattrape et nous ne sommes pas sur d’avoir des couchages libres au refuge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 La descente est courte mais excellente, sur une neige de printemps parfaite. Le refuge est déjà occupé par un groupe de 10 espagnols. Ouf, nous squattons les couchages restants, sauf Cédric qui s’installe dans le couloir sur un matelas. 4 autres français arriveront après nous .Ils dormirons sur les tables à manger du refuge.  Nous avons cherché du bois dans tous les recoins du refuge sans succès,  car il y a un magnifique poêle qui ne demande qu’à être allumé pour la soirée. Nous occupons cette fin d’après midi à buller au soleil et à faire fondre de la neige pour avoir de l’eau le lendemain. Tous les moyens sont bons : neige dans les camels placés au soleil (ça marche pas mal), réchaud+ gamelle. Le groupe d’espagnol sera plus perspicace que nous car 2 heures plus tard,  Il découvre 2 stères de bois sous une bâche derrière le refuge. Nous passons une agréable soirée (réchauffés par le poêle) à déguster nos lyophilisés, pates ou semoule améliorée. C’est un peu la foire d’empoigne pour faire fondre de la neige ...  Nous avons même eu droit à la sonnerie stridente de l’alarme CO. Il a fallu aérer …. Et augmenter le tirage du poêle.
Le réveil n’est pas fixé de bonne heure (7h) pour le lendemain car ce n’est pas utile.

J2 : Après une bonne nuit de sommeil, et un bon petit déjeuner, nous décollons à 8h avec des sacs légers et un grand ciel bleu. Le début de la course nécessite de redescendre sur 150m environ, puis de faire une traversée afin de prendre pied sur le bas du glacier d’Ossoue (env. 2450m). La neige est en béton armé.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 C’est un peu sport, mais dans ces cas là, le dérapage est autorisé…

 La remonté sur le glacier se déroule sans problème  avec les couteaux, jusqu’au pied du dernier ressaut.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nous observons au passage  la sortie du fameux couloir de Gaube.


 








 

 

 

 

  C’est en crampons que nous gravissons les 80/100 derniers mètres pour arriver sur l’arête sommitale.


 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il ne reste qu’une vingtaine de mètre pour atteindre la « pique longue » tant convoitée.








 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Sommet du Vignemale (3298m, sommet des Pyrénées Françaises) pour toute l’équipe, que nous partageons avec un groupe du CAF d’Angoulême et nos espagnols.

 Nous en profitons car il n’y a pas beaucoup de vent, et la vue sur le cirque de Gavarnie est spectaculaire. La redescente en crampons se déroule sans problème. Nous faisons quelques exercices d’arrêt de glissade sur piolet.

Au moment de rechausser les skis (env. 11h30),  Cédric a une mauvaise surprise. Il a oublié de retirer les peaux des skis, et les a laissés en plein soleil. Résultat,  la colle s’est transférée sur la semelle. Ça va freiner à la descente... Pour compliquer encore la situation, il casse « net » un des 2 ergots de sa fixation arrière (dynafit) en chaussant .On lui sangle la chaussure sur la fixation et nous voilà partis pour la descente du glacier. La neige n’est pas complètement lisse, et n’est pas très facile à skier. Julien qui attaque un peu, fait une chute que son genou n’apprécie pas. Il est blessé mais serre les dents pour redescendre. Le reste de la troupe se régale en restant concentré.  Nous remettons les peaux pour remonter au refuge. Nous sommes tous affamés et nous piqueniquons au soleil en observant le petit Vignemale (3032m,  ajourné la veille) qui nous tend les bras.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous décidons d’enchainer.   Julien reste au refuge avec une poche de neige sur le genou. Nous repartons en mode light, sans crampons, ni piolet.   Il s’avère que la face est croutée, et n’a pas vraiment dégelé (expo quasi Nord). Nous mettons les couteaux  (sauf Christian qui les a oubliés…). Il fera demi-tour à mi pente. Pour le reste du groupe (6), nous renoncerons 50m sous le sommet car la neige semble difficile à skier, et tout le monde n’est pas serein.

La descente se passe plutôt bien, mais ce n’est pas du grand ski.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bas de la pente avant le refuge est excellent. Nous y arrivons à 16h30.

Christian, qui est arrivé 30min plus tôt, me dit : «  j’ai eu une idée », si nous redescendions ce soir ….
Julien boite en marchant, et il vaut mieux descendre tant que son genou est encore chaud (de plus il est d’accord). La neige entre la Hourquette d’Ossoue et le pont d’Espagne sera bonne, alors qu’elle sera béton le lendemain matin.
J’adhère immédiatement. C’est le branle bas de combat et c’est un choc pour beaucoup qui pensaient avoir fini la journée.
Les « gros » sacs sont refaits en 30 min, sous le regard étonné du groupe d’espagnols.  Nous remettons les peaux pour la 4eme fois de la journée afin de passer la Hourquette d’Ossoue.  La descente de la vallée de Gaube est en condition de neige de printemps. C’est un plaisir à skier. Julien s’applique pour ne pas souffrir. Nous passons au dessus du refuge des Oulettes de Gaube sans nous arrêter. Après le long replat, nous poursuivons rive gauche. Nous sommes presque arrivés au lac de Gaube skis aux pieds. La fin de la descente s’est faite skis sur le sac.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Julien déguste sérieusement, mais garde toujours sa bonne humeur.  Nous arrivons au parking du pont d’Espagne à 21h avec les dernières lueurs du jour.  L’Idée de Christian était la bonne décision.

Nous chargeons les voitures, direction la Grange de Christian et Hélène. A la sortie du parking, la dernière surprise est que la barrière est fermée. Nous n’avons pas de ticket !! C’est finalement la clef de 10 de Cédric..., qui nous libère…  Durant le retour vers Lourdes, nous ne rêvons qu’à une bonne bière fraiche avec des chips  pour arroser cette journée dantesque. Le retour à la civilisation et de la 3G, nous a permis de trouver une épicerie de nuit afin d’exhausser notre vœu. A lourdes tout est possible, même les miracles.
La soirée s’est prolongée jusqu’à 1h30 du matin, malgré la fatigue.

Bilan : Un beau sommet, beaucoup de bricolage, une équipe aux nerfs d’acier qui a su s’adapter à la situation. Bref un bon moment de montagne qui restera dans nos mémoires


Lu 813 fois Dernière modification le mardi, 02 mai 2017 23:13

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