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Compte rendu montagne ski de rando Sortie du :31 mars, 1 & 2 avril 2018 Lieu :
Gîte de Méolans Vallée de l’Ubaye (Barcelonnette)

 

Christian Participants : 4
Hélène Cance, Hélian Soulié, Arnaud Sancet, Christian Sévérac
Pour une fois, les prévisions météo n’étaient pas catastrophiques pour cette sortie découverte d’un nouveau massif. Partis un peu avant 18h,

nous sommes arrivés au gîte de Méolans (13 km avant Barcelonnette) vers 23h30.


Samedi 31 mars :


Surprise, 10 à 15 cm de neige devant la porte !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Et il neigeote encore quand nous partons. Nous prévoyons l’ascension de la Croix de l’Alpe (2591m). Nous passons par Barcelonnette pour acheter les cartes IGN du secteur, puis, comme seuls les grands axes et les accès
station sont dégagés, nous préférons monter par la station de Sauzé plutôt que par un petit hameau (La Conche) qui propose un itinéraire plus direct.
Nous démarrons de la voiture vers 1680m. Après avoir suivi une piste d’Alpin, on traverse un petit ravin pour attaquer une belle pente. Nous croisons une piste avec son télésiège (2000m).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Après quelques infos auprès des pisteurs, nous entamons une longue traversée en neige vierge qui nous mène au pied de la dernière pente. Au passage, sous le sommet de Tête Dure ( 2653m), on remarque une grosse coulée (partie naturellement 3 jours avant) qui a recouvert une partie des pistes. Le soleil vient nous rejoindre pour les dernières conversions. La neige fraiche repose sur une couche bien gelée qui nous oblige sortir les couteaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au sommet (2591m), ça souffle pas mal. On enchaîne avec une superbe descente en poudreuse, puis une longue traversée et pour finir un slalom dans les arbres jusqu’à un petit replat (2000m env.) au soleil pour le pique-nique. On a devant nous une belle pente qui descend d’un dôme (2380m) où arrive un tire-fesse. On décide de remettre les peaux pour profiter de la poudreuse qui tapisse le versant Est. Nouveau slalom sympa entre les arbustes, puis plus bas c’est au travers d’un bosquet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


On récupère les remontées qu’on avait croisées à la montée. Au-dessous la neige s’est transformée et est bien plus lourde. Au cumul, on a fait près de 1300m de dénivelé, ce qui inquiète Arnaud vu que c’était prévu comme une petite journée de mise en jambe…
Le soir au gîte, on discute avec le gardien qui était parti pour un raid de 3 jours, mais qui a fait demi-tour le 1er jour parce qu’il « ne le sentait pas » avec les gros cumuls qu’il y avait. Il nous conseille de faire très attention.


Dimanche 1er avril ;


Pas de poissons, mais un grand ciel dégagé et le beau temps qui s’annonce. Nous partons pour le vallon de Laverq, pour l’ascension de la Tête de Chabrière (2745m) ; On suit la route qui nous amène au hameau des Clarions, mais une chaîne bloque l’accès à la piste qui suit, de toute façon, c’est plein de neige et on n’aurait pas pu aller plus loin.
On démarre vers 1450m ; On porte une petite ½ heure, puis on chausse, mais ça monte très peu. On cherche le passage. On doit récupérer une vallée suspendue avec une sorte de plateau (le Plat Gauthier) vers 1900m. On doit traverser le ruisseau sur une passerelle, le longer en rive droite pendant400m puis monter par une trouée dans la forêt. Le problème, c’est qu’on trouve bien la passerelle, mais pas la trouée, on continue à longer puis on finit par monter par un passage étroit et raide qui est plus dégagé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hélian est à la trace et a beaucoup de mal à … s’arrêter ! La montée est pénible, les parties au soleil voit de la neige un peu fondue, les partie à l’ombre, sous les arbres sont en neige poudreuse bien sèche et du coup : ça botte !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On monte régulièrement 1900m, 2000, 2100… toujours pas de plateau. Quelques chamois (c’est l’Izard des Alpes…) croisent au-dessus de nous. On longe une crête à notre droite ; J’ai des doutes et effectivement, le fameux plateau est de l’autre côté, bien en contre-bas. On est monté trop au Sud. Hélian nous « tire » jusqu’à un petit sommet anonyme (2517m) sur la crête.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a vue sur la tête de Chabrière qu’on ne fera pas aujourd’hui…

 

 

 

 

 

 

 

La descente est très sympa, d’abord sur des grandes pentes où les 15 à 20cm de poudre reposent sur une sous-couche non transformée, un régal. Plus bas, dans le bois, ça devient plus technique mais ça passe bien, ce qui rassure Hélène et Hélian qui étaient inquiets. On retrouve le vallon très plat et on essaie de comprendre comment on a pu se planter. Le gardien nous avait dit qu’il n’y avait plus de passerelle, donc on pense qu’on en a remis une autre mais plus en amont, ce qui nous a induit en erreur. On réussit à descendre en skis presqu’à la voiture par les bords des champs.


Lundi 2 avril :


On ne veut pas faire un truc trop costaud avec le trajet retour qui suit et sur les conseils de la gardienne, nous optons pour le col de La Pierre (2452m) dans le même vallon que la veille. Il faut prendre une route forestière jusqu’au hameau du Peynier et chausser à la neige. Au bout de 200m, on se retrouve entre deux murs de neige de plus d’1 mètre de haut, et 10cm de glace sur la route. Ça se transforme en une spéciale du Monte Carlo sur 2 km sans possibilité de faire demi-tour. A la dernière montée, il faut sortir les chaînes, heureusement l’assistance est efficace et je pose la voiture au sec près de la ferme des Tarroux (1410m) ;
On chausse à la voiture, 100m de montée dans le bois et on récupère la piste forestière qu’on suit sur près de 3 km.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers 1700, la vallée s’élargit, on s’échappe à droite (plein Ouest) et on récupère un petit replat à 2070m (celui-là on ne le rate pas !!). Hélian est toujours à la trace et se fait guider à distance (parce qu’il est loin le bougre !!) On se fait doubler par un sauvage qui ne nous adresse ni un mot, ni un regard !! Il y a des gens bizarres !!. Lui et son acolyte (moins bourruch) attaque une belle pente plein Sud qui mène au sommet de la Moutière (ou Dos de Chameau).

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons au pied de cette face pour contourner un mamelon par le Nord et atteindre le col de La Pierre. Il est tard et la neige commence à se transformer. Hélian est monté directement sur le mamelon (2354m).
Les 2 zèbres sauvages ne redescendent pas par là mais bascule sur le versant Nord.
Le col est encore loin et corniché, il faut en plus redescendre pour récupérer le bon itinéraire. On décide d’en rester là, on remonte un peu sur la rive droite du vallon pour profiter d’un beau champ de poudreuse qui nous tend les bras. La descente est géniale ; Les contre pentes qui sont exposées Est ne sont pas transformées et restent poudreuses jusque vers 1900m, plus bas c’est un peu fondu mais ça reste agréable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On s’arrête à une cabane pour casser la croûte ; Le ciel se voile et le soleil se fait plus discret.
Le retour par la piste se fait sans problème, skis aux pieds jusqu’à la voiture.


Conclusion :
On a un peu essuyé les plâtres, mais il y a de nombreuses possibilités sur ce secteur, autant en amont de Barcelonnette (Haute-Ubaye) que dans ce vallon de Laverq. Le gîte est super sympa, les gardiens aussi.
Bref, il faudra revenir.
C’est pas beau ça !!!

Lu 114 fois Dernière modification le mardi, 11 décembre 2018 23:35

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