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Séjour en Sierra de Guara 27 avril au 2 Mai 2014

 

 

Séjour en Sierra de Guara
Du 27 avril au 02 mai 2014


L’envie de partager cette beauté de la nature qui m’avait séduite un an plus tôt, alors que j’errais dans ces paysages... et le projet a surgi : proposer un séjour en Sierra de Guara à la section randonnée Alpina.
Sept courageux ont adhéré.

1er jour : trajet Millau- Rodellar (752 m d’altitude)
Départ de Millau à 8h 00 après un arrêt minute au marché de Creissels pour emporter un petit goût d’Aveyron avec nous : de la fouace !
La pluie nous accompagne une partie de la matinée.
Première variante au niveau de l’itinéraire: la déviation à Albi. Faut-il suivre la déviation G2 ou B ? On aurait préféré tout simplement un panneau indiquant Toulouse ! Le tourisme commençait déjà ; à défaut d’emprunter l’autoroute, on circulait sur de petites routes en pleine campagne !
Dès l’arrivée en Espagne, changement de météo, de couleurs et de température.
Installation dans nos appartements puis première balade au départ du village : l’ermitage de la vierge du château, surplombant le canyon de Mascun..(Cliquez sur"en savoir plus" pour lire la suite.)



2ème jour : de Rodellar à Otin via Nasarre (1186 m d’altitude)
Beau temps, vent fort.
Une boucle classique donnée pour 17 km, 7h 00 à 8h 00 de randonnée. C’était sans compter la variante !!!
Un panneau indiquait un sens inverse de parcours de celui que je connaissais. Pourquoi pas...
Tout allait bien au départ... les quelques passages à gué, la montée sur le plateau ; les vautours étaient bien présents, le dolmen de Losa Mora n’avait pas déménagé, le premier village abandonné, Nasarre, n’avait pas été repeuplé pas plus que celui d’Otin où nous avons pique-niqué.
C’est à partir de là que la boussole s’est un peu déréglée. Après avoir testé trois départs de sentiers (hélas, le bon était le 4ème que je n’avais pas repéré, plein sud), nous nous sommes engagés, après un peu... de hors piste (« Puisque j’vous dis qu’il est derrière la crête ! ») sur le sentier menant bien au canyon de Mascun mais dans sa partie supérieure, c'est-à-dire version canyoning !!! Un rio magnifique, sauvage (et pour cause !), bordé d’aiguilles rocheuses, de cathédrales géologiques, ..., et surtout sans issue autre que de se mettre à l’eau jusqu’au menton !
La persévérance et l’acharnement pour trouver coûte que coûte un passage moins aquatique nous ont permis, (ô miracle... Est-ce la vierge du Castillo ?) de rejoindre l’itinéraire « classique » puis le village. Faisait même pas nuit !
Bière pour tous à l’arrivée !

3ème jour : Alquezar- route de Chimiachas (autour de 1100 m d’altitude)
Beau temps, vent fort.
Approche en voiture jusqu’au village médiéval d’Alquezar ; nous gardons la visite pour le retour.
(Rencontre imprévue d’autres aveyronnais !).
Montée régulière jusqu’au belvédère surplombant le rio Véro, qui se poursuit jusqu’aux bassins de Basacol, ancienne retenue d’eau qui alimentait autrefois le village, irriguait les champs et abreuvait les troupeaux. A présent, petit havre de paix pour les touristes.
Nous poursuivons le sentier jusqu’à l’abri de Quizans, dans les falaises où des hommes préhistoriques (5 000- 1 800 ans av JC.) se réfugiaient, organisant leur vie d’éleveurs- cueilleurs (fabrication de ruches  « à tubes »).
Au passage, nous ne manquons pas de comparer les constructions de cazelles locales avec celles de l’Aveyron.
Nous quittons le sentier principal pour prendre un sentier plus étroit, qui descend dans le ravin de Chimiachas, jusqu’à l’abri éponyme : une belle baume qui a conservé une très belle peinture rupestre représentant un cerf, meilleure représentation de l’Art Levantin (8 000- 3 000 ans av JC).
Pique-nique dans cette caverne dont le sol avait été foulé par nos lointains ancêtres. Jean-Louis s’essaie à l’art rupestre.  
De retour sur le sentier principal, plus au nord, nous remontons... dans le passé, moins lointain, en allant admirer  des anciennes constructions de glacières.
Retour à Alquézar pour une visite guidée en espagnol, mais traduite en français grâce à Marie-Hélène,  de la collégiale, entre autre.
Petit paragraphe culturel : Alquézar a été déclaré monument national en 1931 et son centre urbain monument historique artistique par l’UNESCO en 1982. Ancien château mauresque du VIII- IXème siècle, récupéré par les chrétiens lors de la Reconquista. Dans l’église fortifiée, on peut admirer un cloître et des chapiteaux sculptés qui évoquent de façon naïve la Genèse. Au sein du musée d’Art sacré, deux pièces parmi les plus intéressantes, une crosse en ivoire du XIIème siècle et le christ de Lecina du XIIIème siècle.

Pas de variante ce jour-là.

4ème jour : Vadiello- pic de Frachinito (de 746 m d’altitude à 1 734m)
Beau temps, quelques nuages, vent fort.
Approche en voiture jusqu’au barrage de Vadiello.

Nous franchissons le barrage et empruntons la piste, puis le sentier nous permettant d’accéder au monastère de San Damian et San Cosme, bâti contre la falaise. Encore un peu de culture  sur ce site et ces deux frères moines médecins. Nous atteignons ensuite l’ermitage de Fabana avec vu sur la retenue d’eau du Calcon. Comme prévu, nous rechaussons nos « chaussures d’eau » pour remonter le rio Valles. Paysages très variés avec le Tozal de Guara au nord est et le pico de Frachinito à l’ouest qui nous surveillent. La faim se fait ressentir et malgré l’heure tardive, il est préférable d’atteindre le col de Petrenales, très venté. La pelouse alors, nous accueille.
Nous devons envisager le retour. Deux possibilités : par le canal de Abadejo à l’Est ou par la crête de Ronera à l’ouest. Nous retenons cette deuxième solution. Le panorama est grandiose avec vue sur toute la chaîne Pyrénéenne. Arrivée à l’endroit indiqué en pointillés sur la carte, et c’est en pointillés que nous cherchons et trouvons le passage pour rejoindre le col Lizana ! Les genoux n’apprécient pas trop mais, comme on dit : « On n’est pas d’ici ! » Il faut bien redescendre ! Retrouvons enfin le tracé, bien tracé, remettons les pieds dans l’eau et regagnons quelques... heures plus tard, le barrage et les voitures.
Nos journées bien remplies nous font adopter sans aucun problème, l’heure espagnole. Nos repas ne se font pas avant 21h 00 !

5ème jour : Bierge- Huevo de Morrano
Beau temps
Randonnée classique donnée pour 15 km, peu de dénivelée, histoire de reposer les genoux.
C’était sans compter les variantes !!!
Petite approche en voiture.
Paysages encore différents. Nous restons en corniche une bonne partie de la matinée en longeant le rio Alcanadre, puis changeons de rive. (Chic, nous remettons les pieds dans l’eau !) Arrivons à la croisée des chemins nous permettant de faire une boucle autour du rocher étonnant : le huevo de Morrano.
C’est aussi là que nous devions retrouver Christiane qui avait préféré écourter la balade en raison de l’état de son genou. Gros dilemme, dans quel sens fallait-il tourner pour ne pas la rater ?  Une chance sur deux de nous tromper ; nous avons pris vers l’ouest en direction du village ; et, ... nous nous sommes ratés !!! Christiane était bien là-bas, sous « l’œuf », à nous attendre.

Nous étions pourtant allés siffler là-haut  sur la colline,
nous avons attendu, attendu, elle n’est jamais venue !

Donc, nous avons pique-niqué, puis repris le chemin en sens inverse.
Passage au pied du huevo de Morrano, un piton rocheux constitué de conglomérat rouge, ayant résisté à l’érosion.
Petite aller-retour pour descendre admirer le canyon de la Peonera. Nous terminons ensuite la boucle au village de Morrano. Deuxième passage mais jamais deux sans trois, la suite le prouvera !
Toujours pas de Christiane. Force était de constater que le plan de la guide n’avait pas été très clair ! Christiane ne viendrait pas nous chercher !!!
La solution de faire du stop par une ou deux personnes, n’ayant pas été retenue, et la carte indiquant un sentier bien tracé, pour revenir à Bierge, nous nous sommes remis en marche. Début de sentier bien marqué, mais c’est après que les choses se sont compliquées. Une première variante tentée nous conduisait dans des champs cultivés. Idem à la deuxième intersection ; ce qui signifiait, à chaque fois, un retour sur nos traces. La troisième intersection et tentative n’étant pas plus concluante, revenir à Morrano et faire du stop est apparue comme la plus sage décision ! Jamais deux sans trois ! Mais ce n’était pas gagné car il ne passait pas grand monde sur cette petite route perdue ! Une famille étant venue chercher la tranquillité, faisait escale sur la petite place. Elle a accepté néanmoins, très volontiers, d’amener immédiatement deux d’entre-nous récupérer les voitures. Super sympa !
C’est à la terrasse du café restaurant surplombant le joli site du « salto de Bierge » que Christiane patientait, ne sachant pas à quelle heure nous la rejoindrions.

Une question doit brûler les lèvres des lecteurs : Mais pourquoi ne pas avoir utilisé nos téléphones portables ?? ?
1/ Un seul parmi nous avait un forfait permettant d’appeler de l’étranger.
2/ De toute façon, il n’y avait pas de réseau à cet endroit-là!!! Un couple que nous avions croisé sur le chemin avait proposé à Christiane de nous joindre par téléphone, en vain.

Retour à nos appartements. Même pas nuit !
Dernier repas de notre séjour au restaurant local.

6ème jour : retour en France via une pause à Ainsa.
La guide, (dont on taira toujours le nom), a annulé la petite rando prévue le matin de peur qu’il y ait une variante !
Après le ménage et le chargement dans les voitures, nous reprenons la route, toujours accompagnés par le soleil et les couleurs éclatantes des paysages.
A midi, pause touristique dans le centre historique d’Ainsa et déjeuner sur l’herbe.
A la frontière, adieux à la chaleur, au ciel bleu. Fini l’exotisme.

Les gorges de l’Aveyron offrent tout de même un magnifique terrain de jeux, avec possibilités, lors de randonnées, de franchir des rivières à gué et d’effectuer ... des variantes !!!
Merci à celles et ceux qui m’ont suivie dans ce projet.

Lu 4464 fois Dernière modification le lundi, 12 mai 2014 21:28

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