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Sortie ski de randonnée du 01 au 03/03/2019
Raid à ski dans les Alpes du Sud

 


Participants : Hélian, Cyrille, Tristan et Milène
Sortie initialement organisé par Thibault, mais occupé à se

former.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jour 1 :
Après une confortable nuit plier en quatre dans le coffre de la voiture, nous nous réveillons à la lueur du jour vers 7 h ! Départ du sublime petit village de Prapic, niché au sud du parc des écrins et célèbre pour son élevage de marmottes ! Altitude 1557 m, pas d’hébergement en hiver, mais route ouverte !
L’objectif de la journée est de relier le village de Dormillouse (juste de l’autre coté de la montagne).
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Départ ski au pied, nous remontons la vallée plein nord, passage par le tombeau du poète et longue traversée pénible dans une pente soutenue, entre coupé de coulées d’avalanches. Les premiers échauffements apparaissent !
Vers 2000m nous rejoignons enfin le soleil et nous poursuivons l’ascension,  droit dans la pente pour déboucher à notre grande surprise au lac des Pisses à 2515 m. Oups, le GPS avait raison, je range discrètement ma carte IGN et nous mettons le cap plein Est.
Après se léger détour et  pris par notre élan, nous gagnons un sommet, mais seconde erreur ! Ce n’est pas le bon !

 Tristan entreprend de poursuivre par l’arrête, mais les difficultés s’enchainent et nous optons pour un échappatoire afin de retrouver un terrain plus accueillant.


 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est donc vers 15h que nous atteignons le sommet du Grand Pinier qui culmine à 3117m. Le mauvais temps gagne du terrain et la neige fait son apparition.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sommet du grand Pinier !
Longue, voir très longue descente par la crête. Puis un beau petit couloir en poudreuse, où sur une chute mon ski se transforme en oiseau volant et file à toute vitesse dans la pente…Je termine en mode unijambiste…
Passage au lac de Palluel et descente au milieu des mélèzes jusqu’au hameau de Dormillouse (1700m) où nous attend notre confortable gîte de l’école.
Accessible uniquement en ski à cette époque ! Excellente adresse 60 € la demi pension, douche estimé à 40 degrés par le gardien, 20 degrés par les clients.


 

 

 

 

 

 

 

 

Transats très appréciés à notre arrivée vers 17h. Il commence à faire vraiment faim et ce n’est que le premier jour, qui devait être une petite journée, …avec un grand sommet. Soit 9heures de ski et 1700m de D+.
Très belle soirée dans une ambiance agréable et chaleureuse.
Jour 2 :
Après négociations Tristan et Milène parviennent à me convaincre d’enchainer avec l’ascension du Petit Pinier !
Petit déjeuné à 7h et échauffement radical,  toujours dans les mélèzes, mais pour les Souliers la montée est plus facile que la descente !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Longue ascension par le glacier de Faravel, paysage magnifique, grand ambiance. Nous sommes absolument seuls et s’ouvre devant nous une immense pente vierge !

 

 

 

 

 

 

 

 
 Nous  zébrons  la combe de quelques conversions, jusqu'à venir buter dans la pente sommitale.
 

 

 

 

 

 

 

 


C’est donc en crampons que nous gagnons la crête, puis le sommet par une arrête facile. Petit Pinier  3100m ! La météo est toujours au beau fixe.
Hélian garde quelques mauvais souvenirs de notre dernière descente  « dru dans le pentu », alors il opte pour la prudence. Incroyable, Tristan accepte que nous nous octroyions une pause ! Et que l’on mange !  Comme quoi tout est possible.

Une fois « refait », nous grimpons le Tuba 3008m, sommet conseillé par le gardien ! Nous y accèderons par une longue arrête neigeuse que nous longerons sur environ 1 km avec un panorama splendide. Le mauvais temps refait son apparition, il est 16h et nous commençons à être bien entamés.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est donc sans transition que nous enchainons sur la longue descente en direction de notre bivouac à la cabane de la barre (2200m). Les Souliers père et fils tentent de suivre te train imposé par Tristan et Milène, mais l’écart se creuse, les cuisses entres en fusion.
Malgré une grande traversée a mi pente, nous ne parvenons pas à franchir la ligne de crête, nous devons nous résoudre à remettre les peaux, dur, dur ! Tristan tente de gagner quelques mètres à pied, mais s’enfonce jusqu’aux cuisses, Milène trace devant.


 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons la descente dans une atmosphère surréaliste ou la neige et le soleil s’entremêlent. Le soir pointe le bout de son nez et la lumière solaire filtre péniblement au travers de la brume. Malgré la fraicheur du soir, la montagne se réchauffe, léché par les derniers rayons de soleil.
Nous savourons ces instants qui clôtures les grandes journées, où l’on fini seul le soir dans les cimes accompagnant le soleil dans sa descente, …
 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Vers 18h, nous parvenons à notre nichoir culminant à 2200m au beau milieu d’un cirque grandiose.
 




 

 

 

 

 

Atelier recherche d’eau et bricolage pour tenter de réparer la rondelle du bâton d’Hélian à l’aide d’un couvercle de confiture, nous ne regarderons plus jamais de la même manière les pots de confiture bonne maman….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tristan déballe son duvet confort prévu pour une température de 15 degrés, …Milène fait de même température confort 5 degrés, c’est un peu mieux, mais la doudoune et les gants seront de rigueur ce soir !  Même dans le duvet…
Hélian nous racontera des histoires d’élevage de marmottes à Prapic pour nous bercer.
10heures de ski et 1600m de D+


Jour 3 :
Réveil difficile dans la cabane, le vent à hurler une bonne partie de la nuit et les ronfleurs ont pris le relais. Milène a cessé de trembler au fond de son duvet vers 1 h de matin,…je lance l’eau chaude pour réchauffer l’atmosphère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8h nous nous remettons en route pour l’ultime ascension du séjour. Première conversion dans le raide et sur la glace, Hélian commence les acrobaties !


 

 

 

 

 

 

 


Il va s’en suivre une bien longue montée jusqu’au sommet du Mourre froid 2993m, que nous atteignons vers les 11heures. Nous sommes encore seuls au sommet, nous ne pouvons pas dire qu’il y a foule dans ce massif !

 

 

 

 

 

 

 


 
Bienveillant Tristan nous conseille de prendre un peu d’avance pour la descente, nous suivons son conseil. Excellente neige pour cette dernière descente, nous passons de la poudreuse,  à la neige de printemps suivant les expositions.
Tristan et Milène s’offrent une impressionnante descente au beau milieu de la face « Où c’était raide » nous disent-ils. Nous ne remettons pas en question leur parole.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hélian achève de perdre sa deuxième rondelle, …ça sent la galère pour le retour !
Petit passage par le canyon, sacré Tristan, il arrive toujours a nous embarquer…
Descente jusqu'à Prapic par le sentier enneigé sous le regard admiratif des randonneurs qui peinent à monter et qui s’inquiète pour Tristan « comment il va passer en ski au dessus des gorges, c’est tout gelé ». Nous les rassurons facilement «ne  vous inquiétez pas trop pour lui, il va gérer ».
Nous croisons quelques skieurs locaux, un poil prétentieux…
Enfin une petite journée 800m de D+ et 6heures de ski.
Magnifique séjour dans une bonne ambiance ! Bref à refaire !

Cyrille et Tristan

Lu 192 fois Dernière modification le lundi, 01 avril 2019 22:18

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