Programme des sorties ski au Lioran 2024

Les dates des sorties de ski et snowboard au Lioran sont connues.
La section ski de l'Alpina vous invite à la journée découverte de la glisse le dimanche 14 janvier au Lioran.
Les autres dates sont programmées les 21 janvier, 4 février et 3 mars 2024.

Les tarifs de ces journées et des adhésions à l'Alpina seront communiqués prochainement.
Premier moment d'inscriptions le mercredi 20 décembre à partir de 17h30 au bureau du Journal de Millau 8 place du Mandarous.

neige au lioran ski alpina

Week-end Alpina au Caroux samedi 30 septembre et dimanche 1er octobre

 Escalade Carroux

Les Spéléos à la rencontre des Montagnards........

Le Décor; Camp de base au camping du Caroux à l'entrée des gorges d'Héric

2 secteurs: samedi cirques de Farrières, dimanche rocher Marre

Les Acteurs:

  • Loran : rapide et sûr c'est l'expérience montagne qui parle
  • Lionel : l'acolyte multisports (à priori non grimpeur mais ça ne s'est pas vu) solide physiquement et mentalement il accompagne le 1er dans ses variantes les + osées
  • Geneviève: la Spéléo aguerrie qui renoue avec l'escalade. En fin de 7ème L le dimanche elle en redemande
  • Luc: le dur à cuire mais qui cette fois ne nous accompagnera pas dans les voies, sa cheville douloureuse,malmenée depuis 1 mois se rappelle à lui
  • Sébastien et Philippe 1 binôme déjà complice en falaise A l'enthousiasme grandissant de l'un pour le gneiss carrousien, son grip, ses fissures et feuillets véritables pièges à coinceurs..la réponse de l'autre qui fait maintenant de la tête en TA

Samedi matin nous rejoignons le "roc des Hirondelles" secteur orienté sud-est pour re travailler sur des petites voies de 2 L, les bases de la progression en Trad ( pose des coinceurs et relais, gestion dissociée des 2 brins de corde...
Au bout de 2 voies le soleil commence à donner.. Qu'à cela ne tienne ! Loran nous ouvre un itinéraire en face N et laisse les protections en place pour ceux qui veulent s'essayer à la tête

La température monte encore, nous marquons une pause et mettons en place 3 ateliers techniques:

- 1 remontée sur corde enchaînée à partir d'un rappel

- différents types de relais avec répartiteur et relais dynamique

- progression en corde tendue sur des parties faciles et modulation de la longueur de corde

Après 15h30 nous re basculons face sud-est pour gravir 2 nouvelles voies ( les 8 et 10 sur le topo)

Une surprise nous attend. L'une comme l'autre sont totalement sous-côtées et de l'avis unanime, nous évoluons dans le 6a sans aucun scellement en place ( pourtant en semi TA). Nous nous en sortons avec quelques frissons et rejoignons au camping , nos visiteurs pour un apéro dînatoire. Sarah G ( maintenant au CAF de Montpellier) et Jérome qui rentrent de l'arête de Bartouyre et Aurélie S et Damien F "nos" St Affricains qui projettent pour le lendemain l'arête des Charbonniers.

Dimanche matin, nous tenons à nous présenter les 1ers au départ de notre grande voie. Comme nous avons fait des repérages la veille, nous trouvons l'attaque de l'arête Marre de suite...(Pour qui s'est déjà essayé au repérage des voies dans le Caroux c'est plutôt un bon début )

L'objectif du jour c'est la fluidité, (gagner en rapidité dans les manips en répartissant les rôles à l'intérieur des cordées, développer sur de + grandes Ls en correspondance avec nos cordes de 60m mais sans s'imposer de tirage, si possible, faire du réversible et de la corde tendue...

Contrat rempli, La voie se prête très bien à une progression rapide et l'escalade y est très agréable et variée.
5 mouflons viennent tranquillement brouter à nos pieds pour achever de nous combler d'aise

La cordée de devant disparaît subitement..., Loran a suivi son instinct et rajouté une variante verticale à l'itinéraire classique....Les randonneurs auront ainsi la surprise de les voir redescendre en rappel directement sur le sentier des Gardes.
Nous trouvons malgré tout avec Sébastien que la voie est sans doute trop bien équipée pour du semi TA et décidons d'enchaîner par une voie. TA qui s'offre devant nos yeux et s'avérera faire 2 L et relier en trajectoire oblique le 1er relais de la " Petite Suisse"

C'est dimanche midi, les voies sont maintenant prises d'assaut , nous décidons sagement de rentrer après un dernier rappel et démêlage de cette put... de corde verte ! Loran nous offre des bières presque fraîches aux véhicules ( sûrement en compensation de son choix judicieux de cordes [en colère] [clin d'oeil]

Beau programme, belle ambiance de partage...et cette fois on peut dire que l Alpina n'a pas été trop mauvais sur le timing !

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

Escalade Carroux

10 Bornes du Cade 2023, ce sera le 8 octobre

Toute l'équipe de l'Alpina vous donne rendez-vous dans la forêt du Causse Noir le dimanche 8 octobre pour la 47e édition des 10 Bornes Vertes du Cade.
Deux courses adultes, les traditionnels 10 km dans la forêt du Cade et le trail de 15 km sont au programme dès 10h.
Les enfants pourront s'élancer sur les 2 distances et le tracé adapté, soit 2,5 ou 5 km.

10 bornes du cade alpina 2023

Sortie couenne du dimanche 14 mai

sortie escalade alpina millau

Belle sortie pour une journée annoncée pluvieuse, les recommandations de Maxime (pas sur la photo) nous ont menées au site "Le grand toit" du secteur "le Gymnase".

Etaient présents Louise, Maxime (pas sur la photo), Benoit, sa compagne Chantal venue tout droit des USA en passant par l'Angleterre, Frantz qui reprenait l'escalade cette année et n'avait quasi jamais fait de falaise, et moi Luciole.

Voici les résultats de chacun :

Louise 18/20 : pour sa première 7A en tête + une seconde en fin de séance en Moulinette. A fait face à cette 7A très longue en Arrête (presque)sans peur et la refaite pour tenter de la valider sans chute. Elle perd néanmoins deux points pour avoir commencé son échauffement dans une 6B sans tenir compte de la jalousie de ses camarades.

Franz 16/20 mention débutant ++ : très très gros effort pour une première en falaise, a sorti une 6B en moulinette et une 6A en tête, il a cependant perdu beaucoup de points pour avoir oublié son casque. (Je lui aie même fait tomber des petits cailloux dessus pour qu'il s'en rappelle) Il a enfin tenté la terrible 7a dont je fait mention précédemment mais doit s'améliorer sur la montée en Arrête.

Benoit 17/20 : Bonne progression dans ses efforts, il a su effectuer plusieurs fois la manipulation de sommet de voie. Enfin il a surmonté sa peur de la tête dans une 5a et peut être une 5c (quand je ne regardais pas). Point bonus pour l'initiation rigoureuse de sa camarade Chantal. 

Chantal 19/20 option Français LV2 : Première sortie en falaise lui vaut une note d'encouragement, elle a réussi à se lancer sans crainte dans les voies proposées par Benoit, et ses effort en Français lui valent quelques points supplémentaire.

Luciole 20/20 : Malgré son refus de tenter la "terrible 7a" en tête, il l'a fini en moulinette après une dizaine de décrochages. A sorti une 6b en tête malgré de nombreuses pauses et une autre 6a mal cotée en rallant beaucoup. 

(Ecrivant ce rapport, il s'attribue la note maximale).

Maxime 15/20 délégué (pas sur la photo): A guidé son groupe dans une voie abritée de la pluie, a ouvert plusieurs voies notamment la "terrible 7a" pour la moulinette et a beaucoup aidé sa camarade Louise à progresser. A terminé une 7C en tête profitant des dégaines laissées par d'autres escaladeurs. Cependant son absence injustifiée lors de la photo de classe lui fait perdre de nombreux points !

Avis général sur l'ensemble : Classe très dynamique et bien organisée, les élèves ont su se répartir par niveau et terminer les objectifs de voies dans le temps imparti.

On regrette l'absence de nombreux membres de l'Alpina mais nous espèrerons qu'ils vont se ressaisir pour le prochain trimestre !

Sortie escalade à Lapanouse

Dimanche 23 Avril 2023, 10h00, parking du Pic Vert

Nous sommes 6 au rendez-vous, chiffre pair idéal qui nous permettra de nous organiser en 3 cordées mais qui pour l'heure nous répartit dans les voitures en 2 binômes de 3 (les grimpeurs spéléo au nombre de 4 ce jour-là, auront sûrement la ref !. Pas plus pour les données chiffrées.

Vincent, Karine, Nicolas, Benjamin, et moi nous mettons en quête du secteur le plus ensoleillé de Lapanouse, guidés par Phil qui connaît, une fois n'est pas coutume, les lieux comme sa poche ! Nous finissons par jeter notre dévolu sur le secteur du...parking (ne disposant pas de décapotables, nous sommes toutefois dans l'obligation de renoncer à l'idée d'assurer depuis les voitures).

Le rocher, plutôt prisu, facilite le passage des surplombs et autres micro-toits intimidants qui constituent l'unique difficulté ou presque de ces lignes courtes cotées 5a, 5c et 6a.

Nous adaptons notre technique de grimpe pour ne pas subir la gravité des morceaux déversants : monter les pieds, tendre les bras pour aller chercher à taton des mains invisibles, ne pas traîner, optimiser sa posture pour ne pas grimper de face, profiter des quelques fissures à disposition et puis ne pas oublier de respirer, sur la voie comme au sol

Le mental est sollicité lui aussi : on positive, on s'encourage pas mal, on fait confiance au petit groupe pour croire à des projets qu'on pense trop ambitieux pour soi et sur lesquels on aurait pas misé. Bref, cette journée est (à mes yeux du moins) un bon exercice pour dédramatiser le dévers et sortir de sa zone de confort.

Les binômes tournent autant que le matériel qui transite sur les baudriers des uns et des autres (n'en déplaise à Benjamin qui me rappelle qu'en plus de ne pas lui avoir préparé de sandwich pour le midi, je n'ai pas écouté les préconisations de Thibault qui m'avait conseillé de marquer mon matériel .

Quelques nuages s'invitent en début d'après-midi, chargés seulement de quelques gouttes de pluie. Nous en profitons pour nous accorder une pause déj légère, presque à tour de rôle pour continuer d'assurer et grimper, bien décidés à tirer le plus possible de cette journée !

Une fois les voies du parking épuisées, nous consentons à faire l'effort de déplacer nos corps qui le sont un peu moins, à quelques mètres vers un secteur en terrasse. La Discrète (6a) et sa voisine de droite, une 6b, nous proposent un départ en dévers (pour changer!). Des bacs à portée de mains nous permettent heureusement de décoller rapidement du sol et d'enchaîner vers d'autres petits obstacles, franchis, selon les participants, avec plus ou moins de confiance, de technique et de grâce !

La pluie qui s'intensifie en milieu d'après-midi nous pousse finalement à nous abriter dans la petite alcôve un peu plus haut, restée au sec, dans laquelle il est possible de grimper des voies dans le 7. N'écoutant que notre courage, nous optons pour un goûter collectif. Nous nous sacrifions tous ensemble pour tenter, à coup de dégustation répétée, de percer l'énigme des cookies subtilement salés mais pourtant sans sel de Karine. Les hypothèses vont bon train : chocolat fleur de sel, beurre demi-sel ou roulage sous les ais-sel-les ? Le Tupperware se vide et finit par se refermer, emportant avec lui ce grand mystère...Las de la pluie qui ne cesse de tomber et de nos corps un chouïa fatigués par la grimpe et la digestion, c'est mi-tongs-mi-capuches que nous regagnons nos voitures et nos pénates, content.e.s je crois, de cette première petite sortie en extérieur ! 

La suite à Potensac Dimanche prochain...rappel à venir !

Cavale hivernale

Il nous avait rancardé dans cette ancienne filature de la vallée d’Aure. Nous, on avait tous rappliqué sans piper. Il n’était pas d’usage de discuter ce genre de rendez-vous, ni quoi que soit d’autre d’ailleurs. A notre arrivée, la lumière jaune des ampoules à vapeur de sodium avait déjà envahie les ruelles du village. Adossée au massif de l’Arbizon, la bâtisse de 4 étages était à quelques encablures du bourg. Suffisamment éloignée des curieux pour être à l’abri des regards et assez grande pour accueillir tout le gang. Comme un artefact prêt à veiller sur nous, une vierge marquait l’entrée du chemin. À côté, le ruisseau est bruyant. Il étouffera sûrement les sombres ressauts de cette rencontre au sommet.

Nous sommes les premiers à arriver sur place. Avec moi, Sylvain dit "les petites mains", façon godzilla jouant à Docteur Maboul sur une stalactite de glace ; Thomas, dit le Saint, qui n’avait rien d’un Saint quand on lui mettait deux piques à glace dans les mains ; Lionel "le chirurgien", et je préfère ne pas vous expliquer pourquoi, ce ne serait pas beau à voir.

La petite dernière, c’est Agathe. Elle avait rejoint le groupe tardivement. On ne connaissait rien de son pedigree mais on savait que c’était une fille aux bonnes manières en matière d’encordement et plutôt discrète sur le reverso. Ce n’était sûrement pas par hasard si elle avait choisi de nous rejoindre, ou pas ?!

A l’intérieur, c’est la trêve, pas d’armes !

Piolets, crampons, broches, skis et bâtons télescopiques ne sont pas admis à l’intérieur. Seul le triptyque DVA, pelle, sonde est obligatoire ; question de sécurité. Savoir s’en servir aussi. Il faut toucher juste dès le premier planté.

Le reste de la bande est arrivé par petits groupes. Mais ce n’était pas le même genre. Plutôt à ranger du côté des gros consommateurs de poudre. De la blanche 5 étoiles, des gobelets ou de la particule reconnaissable : ça, c’était leur truc. Des mecs habitués à prendre de gros pourcentages dans les descentes les plus sinistres et passablement doués pour remonter la pente. Des types prêt à vous briser les tibias ???? la malléole à coup de coque trop serrée.

Notre came à nous, c’était la bleue, l’opaque ou la translucide, en sorbet ou aérée. Certes, le milieu est plus raide, il faut faire sa place devant, prendre la tête des opérations avec sang froid. Pourtant ici, les pourcentages s’envolent, les butins dévalent ; 70°, 80° voir 85°, souvent plus dans les faces à faces les plus renversants. Il faut être bien armé et là dessus, on connaissait notre longueur d’avance. Quarks, Nomics, Naja, Lynx ou M14, on avait dans le coffre les armes les plus affûtés. Quelques pitons et des coinceurs mécaniques à jeter par dessus les barricades venaient compléter l’arsenal.

Les skis bien à l’abri, le gang s’ambiance. Les souvenirs des opérations les plus alpines reviennent, les rires montent. Nicolas nous présente sa prochaine cible. Un raid sur les Dômes de la Vanoise. Quatre ou cinq jour à égorger du dénivelé. Cédric quant à lui fait chauffer les fourneaux pour faire parler un rougaïl-saucisse aveyronais un peu récalcitrant.

Un vent glacial avait devancé le dernier virage du Kangoo. Brutalement, la porte s’est ouverte en laissant rentrer tous les vents catabatiques du grand nord. Les gouttes de sueur qui perlaient sur les tempes se sont figées en grains ronds et les larmes de rires, transformées en free-standing en touchant le sol. Les larges sourires aux dents blanches comme neige sont devenus des rictus déversants quand il a foulé le pas de la porte.

El tesorero està aqui

Il avait brasser pour en arriver là, une vie de se faire respecter, glisser coûte que coûte, ne jamais transiger, ne jamais céder. Il pouvait descendre six pieds sous terre, mais à condition de remonter au jumar. Une légende pyrénéenne raconte qu’une plaque à vent l’aurait fait reculer. Depuis, la plaque a disparue de la circulation. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Aujourd’hui son empire s’étend des Pyrénées jusqu’au sommet du Plomb en passant par le plus profond des gouffres du Queyras.

A l’aune de cet vie de fugitif, ce vieux mafioski ira finir sa vie de malfrat dans une planque sur les flancs d’une vallée Lourdaise. Mais, aujourd’hui il il n’est pas encore prêt à passer la main. Demain, il sera toujours prêt à faire la peau au premier ski qui le regardera de travers.

Avec un coup de froid pareil, la grande cascade de La Dorada s’annonçe être en condition et avec elle notre objectif, un contrat sur la tête du couloir en X.

Sous sa mine patibulaire de 450 m, c’est un coup facile pour une équipe bien rodée comme la nôtre. Le grand chef savait très bien qu’il n’avait pas affaire à des débutants. Le stade de l’initiation était largement dépassé pour toutes et tous. Le schéma est simple : on s’embusque dans les premières longueurs et on le dégèle au croisement des deux lignes. Une organisation bien calée ; une équipe de deux porte-flingues en ouverture et une cordée de trois "en flèche" en couverture. C’est bon, on gèle le plan !

 

On a profité de la nuit pour faire une approche furtive ; 20 mn nous ont suffi pour être en place à l’attaque de la voie.

Après 3 longueurs entre sorbet de schiste et salade d’épinards, une belle petite goulotte nous mène au pied du panneau central.

Le crux du X est là, devant nous. Il nous suffirait d’un tir pour en finir, pourtant, d’un coup d’un seul, on comprend très vite que la tâche sera rude. Droit dans ses bottes, le vaurien nous prend de haut. On n’était pas vraiment armé pour rivaliser avec du gros calibre ; 30 m de glace à 85°, aucun passage précédent, une glace lisse et vierge, pas le moindre accroc au costume.

C’est exactement à ce moment que le chirurgien lâche un "Là ! Y’a chantier ! Ça va être corsé. "

Soudain, comme neige au soleil, notre contrat prend la fuite. Il nous glisse entre les doigts. Le topo annonçait un grade 3+ et "Gravir le panneau central par 2 longueurs à 70/75". L’auteur doit être d’une autre époque, celle où la glace dégeulait du haut du mur pour former un large cône en pied d’éléphant. Aujourd’hui, la période de disette glacière imposée par le réchauffement vient durcir les cotations en glace. Du bas, j’ai un 4+ en ligne de mire, mais se sera un grade 5 ressenti sur une glace lavabo à vous fossiliser les mollets.

On n’aurait pas dû sous-estimer notre cible mais on garde la tête haute. On sort le plan B : "Tous ensemble pour un seul homme".

Je fais le plein de munitions, Sylvain me confie ses broches et Thomas fait le fond de ses poches pour avoir un maximum de chance de faire un carton. J’organise mon baudrier histoire de ne manquer de rien pour faire mouche à chaque shoot.

Dans une bagarre, il faut savoir envoyer la première baffe, le premier coup de piolet dans la face. Les beignes et les châtaignes s’enchaînent, la glace éclate sous les hématomes en distribuant ses piles d’assiettes sur le reste de l’équipe. Sylvain est juste derrière moi, il assure ma progression sur chaque point. La glace est dure, les balles perdues pleuvent. Tellement compacte que je peux voir Agathe et Lionel entre mes pointes avant. Seuls les tueurs à gage alpinistes comprendront.

Le bombé s’amorce enfin, mais il reste encore 10 m devant moi. Plus que trois balles dont deux pour le relais. Dernière protection avant une ultime salve pour en finir de ce corps à corps glacé.

Sylvain enchaîne sur les mêmes protections, Thomas démontera l’artillerie avec soin alors que Lionel finira par le cribler de balles. Agathe, l’écrocheuse, finira le boulot en transformant cette longueur en passoire.

En toute arrogance, il continue à nous toiser depuis le haut de la deuxième longueur. Cette succession de ressauts verticaux de 2 à 4 mètres ne se laissera pas abattre d’un simple coup de piolet, si nomic soit-il ; 60 m nous sépare de la selle. C’est le replat qui marque la fin du panneau central.

Le reste est une large pente de neige profonde à 60°. Une course poursuite entre nous et la sortie du couloir commence. Une cavale hivernale avec la lune aux trousses. Il faut enchaîner les manips de corde plus rapidement, recharger à chaque relais.

On est revenu sur le plan A. Sylvain et Thomas devant et la cordée en flèche aux fesses. Quatre longueurs bien physiques et un ressaut mixte en 3+ (un vrai) à la poursuite de notre prime pour enfin sortir sur l’épaule du Pic de Garlitz.

Le contrat est rempli, le repli se fera de nuit. Thomas et Sylvain ouvre la trace vers le rappel de sortie ; 60 m de descente pour atteindre le Riou Nère et retrouver notre chauffeur.

20h35, on quitte le parking en ne laissant aucune trace de notre passage. Seul le corps gisant du couloir en X restera visible jusqu’à la fin de la saison.

À la filature, l’accueil est solennel. Tonnerre d’applaudissements pour un carton plein dans une si belle ligne. Les mines sont à nouveau réjouies du travail accompli. C’est par une accolade sincère que le vieux mafioski remerciera ses disciples.

Une pièce de moins sur l’échiquier, désormais, il n’aura plus à se soucier du X.

Après le coup de maître de la veille, quand la réussite est totale, c’est le moment de passer du bon temps avec les frangins.ines au stand de tir. De dézinguer des cannettes à coup de 12 au fond de la carrière. On s’enfonce dans le canyon de Bataillence. Quelques promeneurs équipés de crampons prennent discrètement la fuite par le haut. On est seul. Lionel et Thomas repartent pour quelques longueurs en tête sur des contrats plus faciles. Après le beau boulot de la veille, Agathe se décide à trucider une longueur en second. De mon côté, je peaufine la technique "Monia DEVILLE" d’escalade de glace en solo assuré. C’est l’empilage d’un reverso, ou équivalent, monté en mode "relais" et d’une poulie au buste pour favoriser la circulation de la corde. On grimpe sur un ou deux brins. Cependant cela impose un aller-retour supplémentaire à chaque longueur. Un style clandestin pour approcher seul les plus grandes faces alpines.

Sylvain bosse ses rappels longues distance en préparation de son prochain stage de moniteur fédéral. Il va tous les tuer !

Week-end ski / alpi à Ancizan, 4 & 5 février 2023

Les cinq tueurs à gage sont: Agathe, Lionel, Sylvain, Thomas, et Loran, chef de gang

J1 le couloir en X, Bielsa Nord, 400 m, TD III 3+ (à réviser en grade 4+)

J2 canyon de Bataillence, Bielsa Nord, D-, II 3, 40 m

Belle neige et ciel bleu au Lioran

groupe ski alpina millau

Les conditions étaient idéales pour la 2e sortie de l'hiver au Lioran. Les jeunes skieurs et surfeurs de l'Alpina Millau ont profité d'un beau soleil et de pistes bien entretenues pour cette deuxième journée d'apprentissage de la glisse.
Les néophytes ont pu découvrir l'étendue du domaine jusqu'au sommet du Plomb du Cantal.
Rendez-vous après les vacances scolaires, le dimanche 5 mars pour de nouvelles aventures au Lioran.

plomb du cantal Lioran

 

ski alpina millau

ski au lioran avec alpina millau

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